Montréal, le 31 mars 2026 – Après avoir largement dominé l’actualité québécoise en 2025, la réforme du Code du travail visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out risque de produire beaucoup plus de bruit que de résultats, conclut une nouvelle étude du Centre sur la productivité et la prospérité – Fondation Walter J. Somers (CPP).

Entrée en vigueur à l’automne 2025, cette réforme élargit le cadre d’intervention de l’État en matière de services essentiels en créant un régime parallèle dont les frontières peuvent être étendues par décret par l’État. De l’avis des chercheurs, cette loi aura une portée limitée. « En choisissant de miser sur une intervention discrétionnaire de l’État plutôt que sur des mécanismes d’application générale, le gouvernement rate une occasion d’implanter un véritable mécanisme de résolution des conflits de travail en cas d’impasse, résume Robert Gagné, directeur CPP et coauteur de l’étude. Or, le Québec fait face à un enjeu structurel majeur en raison d’une concentration particulièrement élevée de conflits de travail dans le secteur public, raison pour laquelle il est nécessaire de moderniser efficacement le Code du travail ».