Voir en ligne
Le bulletin

NL_vol6_no2

Montréal, le 14 octobre 2015 – Accroître le fardeau fiscal des entreprises québécoises contribuerait non seulement à pénaliser les travailleurs, mais ce sont les moins bien nantis qui en payeraient davantage le prix, révèle une récente analyse réalisée par le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) de HEC Montréal. « Dans un contexte où le gouvernement du Québec a entrepris un examen de son cadre fiscal, il nous apparaissait important de connaître les véritables répercussions d’une hausse de la charge fiscale des entreprises, explique Robert Gagné, directeur du CPP. D’autant plus qu’à la lecture du rapport qui découle de cet examen, on a constaté que ce possible impact sur les travailleurs a été éludé des analyses et des recommandations de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise. »

En s’appuyant sur différentes études, les chercheurs ont dégagé deux constats. D’une part, entre 20 % et 100 % des charges fiscales des entreprises seraient refilées aux travailleurs, principalement par l’entremise de salaires plus faibles. D’autre part, ces transferts pourraient être plus marqués sur le salaire des employés ayant peu d’éducation, d’ancienneté ou d’expérience, ce qui impliquerait que les travailleurs les moins bien rémunérés seraient souvent les plus pénalisés.

Pour en savoir davantage, téléchargez l’étude.

514 340-6449
info.cpp@hec.ca
www.hec.ca/cpp