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Productivité et prospérité au Québec: Troisième édition
Le Centre sur la productivité et la prospérité du Québec publie la troisième édition de son bilan annuel portant sur l’évolution de la productivité du travail au Québec et de son niveau de vie. « Après trois ans de veille et d’analyse, un constat s’impose : si le niveau de vie au Québec traîne la patte derrière les principaux pays industrialisés, c’est essentiellement parce que la productivité du travail n’y croît pas assez rapidement, affirme Robert Gagné, directeur du Centre. Loin de se réduire, les écarts observés se sont même accrus au cours des 30 dernières années. Cette situation vaut pour le Canada dans son ensemble. »
Le Bilan 2011 trace un portrait détaillé de la performance économique du Québec tout en la comparant à celle d’une vingtaine de pays industrialisés, notamment le Canada et les États-Unis, et à d’autres provinces canadiennes, dont l’Ontario.
Pour en savoir davantage, téléchargez la troisième édition du Bilan sur la prospérité et la productivité au Québec.
L’effet d’une politique fiscale expansionniste sur la productivité
Dans leur recherche « Fiscal Policy, Productivity and External Adjustment : a Comparative Study », les auteurs Hafedh Bouakez, Foued Chili et Michel Normandin évaluent les effets d’une réduction inattendue des taxes et d’une augmentation des dépenses publiques sur la production, la productivité du travail, le compte courant et le taux de change de quatre pays industrialisés, soit le Canada, les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni.
Les chocs technologiques, un sacrifice à court terme pour stimuler la croissance
À court terme, les chocs technologiques ne contribueraient pas à la croissance de l’économie. Au contraire, ils lui nuisent, constate l’étude Quel est l’impact d’un choc technologique sur les fluctuations économiques?
La plupart des études sur le sujet ont utilisé la productivité multifactorielle comme mesure des chocs technologiques, soit le changement dans la quantité produite ne pouvant être expliqué par un changement dans la quantité d’intrants tels que la main d’œuvre ou le capital physique. Mais les chercheurs Nicolas Vincent, Nathan Bedock et Pierre-Olivier Lachance, ont décidé de se tourner vers les demandes de brevet déposées au Canada de 1978 à 2007 pour mesurer ces chocs.
Les stations-service en marge de la technologie au Québec
Les consommateurs québécois souffrent d’un service plus limité dans la province qu’ailleurs au Canada lorsqu’ils doivent faire le plein, constate l’étude « The effects of Price controls : evidence from Quebec’s retail gasoline market » de Juan Esteban Carranza, Robert Clark et Jean-François Houde. Le nombre de grandes stations-service aux technologies plus développées est moins important au Québec que dans les autres provinces en raison du cadre législatif trop rigoureux, observent les chercheurs.
Comment mettre les nouvelles technologies dans sa poche?
Les nouvelles technologies agissent comme de véritables leviers d’innovations. Mais encore faut-il savoir de quelle façon les utiliser pour en tirer leur plein potentiel. À partir de l’étude d’une douzaine d’entreprises qui ont su se démarquer dans l’utilisation des TIC, le rapport Comprendre l’innovation à l’aide des technologies de l’information et des communications, a pu repérer les conditions permettant de maximiser leur impact sur l’organisation.
Le Canada et le Québec, des innovateurs peu efficaces
Le Canada est l’un des pays les plus généreux parmi les membres de l’OCDÉ en termes de financement public de la recherche et développement (R et D). Pourtant, il n’arrive qu’à suivre péniblement la tendance quand vient le temps d’enregistrer des brevets, d’après l’étude La performance québécoise en innovation de Robert Gagné et Pierre-Olivier Lachance. Le Québec connaît exactement le même problème.
Les hausses du taux de change pénalisent les investissements
L’appréciation du taux de change canadien des dernières années pourrait être responsable de la faible propension des entreprises à acheter de la machinerie et de l’équipement.
Le Canada et surtout le Québec accusent un retard important en matière d’investissement dans des technologies de l’information et de la communication par rapport aux États-Unis. Étant donné que les entreprises canadiennes achètent la majeure partie de ces biens chez leurs voisines américaines, plusieurs commentateurs ont mis en cause la faiblesse du pouvoir d’achat des années 1990.
Le gouvernement redore nos infrastructures de transport
Depuis l’effondrement du pont de la Concorde en 2006, le Québec investit massivement pour rénover son réseau de transport. Ces dépenses seront d’autant plus importantes qu’elles devront pallier le sous-investissement des années 1980 et 1990. Longtemps absent de l’agenda des autorités québécoises, le réseau routier s’est détérioré et figure maintenant parmi l’un des plus vétustes des provinces canadiennes. Ce manque d’intérêt pourrait bien avoir nuit à la croissance de la productivité, estime le Centre sur la productivité et la prospérité.





