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Créé en 2009, le Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal mène une double mission. Il se consacre d’abord à la recherche sur la productivité et la prospérité en ayant comme principaux objets d’étude le Québec et le Canada. Le Centre voit ensuite à faire connaître ces résultats de recherche par des activités de transfert, de vulgarisation et, ultimement, d’éducation.

Le Centre sur la productivité et la prospérité regroupe une quinzaine de chercheurs issus de plusieurs disciplines : économie, logistique, gestion des technologies de l’information, comptabilité, etc. Leurs recherches portent sur les différents facteurs qui influencent la productivité : le capital humain, le comportement des entreprises et les politiques publiques. Les résultats obtenus permettent de dresser un état clair et sans complaisance de la situation québécoise et canadienne.

Pour en apprendre davantage sur le Centre, visitez le www.hec.ca/cpp ou écrivez à info.cpp@hec.ca.

 

Biographie expert

Robert Gagné est directeur du Centre sur la productivité et la prospérité et professeur titulaire à l’Institut d’économie appliquée de HEC Montréal. Il est aussi directeur de la recherche à HEC Montréal. Détenteur d’un doctorat en sciences économiques de l’Université de Montréal, il a été coprésident du Comité consultatif sur le déséquilibre fiscal pour le Conseil de la fédération en 2005-2006 et a présidé le Groupe de travail sur les aides fiscales aux régions ressources et à la nouvelle économie du gouvernement du Québec en 2007-2008. En 2009-2010, il a agi comme coprésident du Comité consultatif sur les finances publiques du Québec.

Fellow du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) et membre associé du CIRPÉE, Robert Gagné s’intéresse particulièrement à l’économétrie appliquée, à l’organisation industrielle et aux politiques publiques.

Résultats de recherche à venir

Bilan 2012 – Octobre 2012

Chaque année, le Centre sur la productivité et la prospérité publie un bilan complet de l’évolution de la productivité du travail au Québec. Ce bilan propose une analyse détaillée du lien entre la productivité du travail et la prospérité.

L’édition 2012 propose une analyse de la croissance du niveau de vie observée au Québec, au Canada et dans l’ensemble des pays de l’OCDÉ au cours des 30 dernières années. Cette analyse permet d’identifier les facteurs à la source de la croissance du niveau de vie dans les pays où cette croissance s’est avérée substantielle. Les facteurs considérés sont : la productivité du travail, l’intensité du travail, le taux d’emploi et le profil démographique.

En outre, le bilan 2012 présente une analyse des meilleures pratiques en matière de gestion de l’économie dans six pays particulièrement performants en termes de croissance du niveau de vie depuis trente ans, soit : la Suède, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas, le Danemark et le Royaume-Uni. Pour ce faire, différents thèmes sont abordés, notamment : la gestion du secteur public, la concurrence dans les marchés des produits, l’éducation, la fiscalité, l’aide à l’entreprise et à l’innovation, etc. Des recommandations visant une gestion différente de l’économie du Québec seront ensuite formulées afin de favoriser une croissance plus forte du niveau de vie.

On y apprend notamment que :

  • Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la fiscalité des entreprises au Québec est de loin la moins compétitive au pays, et même la pire en Amérique du Nord.
  • Malgré un taux de syndicalisation plus élevé dans ces pays qu’au Québec, les relations de travail s’y vivent davantage sur le mode de la collaboration et la confiance que celui de la méfiance et l’affrontement.
  • Le Québec obtient les plus faibles taux de diplomation et les entreprises peinent à recruter des professionnels qualifiés. Conséquences…
  • Malgré le fait que le Québec dispose de moins de médecins, de services et d’équipement qu’ailleurs, ses dépenses en santé y sont plus élevées.

Le déclin de l’État providence – Novembre 2012

À l’heure où le déclin de l’État providence semble une évidence pour tous, cette recherche fait la preuve que les gouvernements n’ont jamais été aussi présents dans l’économie. Par cette analyse, les chercheurs tentent également d’évaluer dans quelle mesure les activités de l’État ont contribué à la croissance économique du Québec, des provinces canadiennes et au Canada dans son ensemble au cours des dernières années.

Impact de la délocalisation des activités informatiques sur les marchés boursiers – Décembre 2012

La délocalisation (offshoring) des activités informatiques devient monnaie courante. Cette étude évalue la réaction des marchés boursiers aux annonces de délocalisation. Les résultats montrent que les entreprises canadiennes qui délocalisent leurs activités informatiques sont généralement pénalisées par les marchés boursiers. Ceci suggère que la délocalisation présente toujours des risques significatifs. Un examen attentif de ces annonces révèle même que les contrats qui présentent un contenu innovateur plus important sont pénalisés plus fortement que ceux qui n’incluent pas d’élément d’innovation. La délocalisation serait donc plus avantageuse pour les activités simples et non innovatrices.

Immigration/émigration au Québec – Janvier 2013

Qui arrive au Québec, qui part et pourquoi le font-ils? Notre province est-elle vraiment une terre d’accueil permanente ou sert-elle seulement de lieu de transit pour les immigrants qui trouvent davantage de travail dans les autres provinces canadiennes? Dans quelle mesure accueillons-nous des immigrants dont les plus qualifiés quittent le Québec, faute de pouvoir s’insérer dans le marché du travail et occuper un emploi mettant à profit leurs qualifications? Un danger d’autant plus vrai que la raison première pour laquelle la majorité des immigrants ‑ si l’on fait exception des réfugiés ‑ ont choisi de s’établir sur une nouvelle terre d’accueil demeure le motif économique. Si la société d’accueil éprouve de la difficulté à intégrer les nouveaux arrivants au marché du travail, le séjour des immigrants peut alors n’être que transitoire…

Fiscalité et niveau de vie – Février 2013

Cette étude vise à tracer un portrait détaillé de ce qui différencie le Québec, sur le plan de la fiscalité des particuliers et des entreprises, des pays de l’OCDÉ ayant connu la plus forte hausse de leur produit intérieur brut par habitant au cours des dix dernières années. Ce portrait se veut dynamique puisqu’il s’agit non seulement de décrire la situation actuelle, mais aussi de montrer l’évolution dans le temps de ces différences. L’auteur se demande comment nous devrions structurer les revenus du Québec pour ralentir le moins possible notre croissance économique tout en continuant de soutenir les moins nantis.

Performance économique du secteur manufacturier – Mars 2013

Cette étude trace un portrait économique du secteur manufacturier au Québec : coûts de main-d’œuvre, évolution de la productivité du travail, taille relative, etc. Les chercheurs effectueront également une analyse comparative du secteur relativement à l’ensemble de l’économie du Québec et relativement à la performance du même secteur ailleurs au Canada.

Analyse de la performance des activités d’approvisionnement et de logistique des établissements de santé québécois – Avril 2013

Cette étude dressera un diagnostic des pratiques logistiques des 45 établissements de santé de l’île de Montréal. Les chercheurs y évalueront la productivité de différentes pratiques logistiques et cela, dans différents contextes (centres hospitaliers, CLSC, etc.). Trois à cinq études de cas ciblées sur des enjeux de gestion de l’approvisionnement et de la logistique seront également réalisées. Ces cas de pratiques exemplaires permettront d’enrichir les données quantitatives collectées dans la région de Montréal.

La productivité et la performance du secteur public au Québec – Mai 2013

Par cette étude, les chercheurs se proposent de mesurer la performance et la productivité des trois plus grandes sociétés d’État québécoises : Hydro-Québec, Loto-Québec et la Société des alcools du Québec (SAQ). Leur performance et leur productivité progressent-elles? Cette question, en apparence simple, requiert toutefois des investigations relativement complexes compte tenu de la mission particulière de ces organisations et de leurs objectifs parfois contradictoires. La performance de ces trois grandes sociétés sera par la suite comparée avec celle de sociétés similaires œuvrant au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Pratiques logistiques au Québec – Juin 2013

Cette étude permettra de dresser un bilan des pratiques logistiques des entreprises québécoises en réalisant un sondage auprès de 1 600 entreprises manufacturières, de la distribution et du commerce de détail. Cette analyse permettra d’en apprendre davantage sur leur performance opérationnelle et les pratiques utilisées au Québec.